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Manifestations culturelles

Manifestations culturelles

 

DOS AU MUR
ENFERMEMENT EN PRISON OUVERTE

Photographies de RAPAHAËLLE DUROSELLE

15 novembre 2019 – 15 janvier 2020

Bibliothèque Universitaire - Campus Grimaldi, Corte

Entrée libre


Photographe plasticienne, Raphaëlle Duroselle est également journaliste. Ce photoreportage plastique témoigne de sa rencontre avec les détenus de prisons ouvertes en Finlande (prisons de Ojoinen et de Vanaja) et en France (Centre de détention de Casabianda, Haute-Corse). Le hasard a voulu qu’au même moment l’Université de Corse s’intéresse également à ce mode de détention via le travail réalisé par l’Équipe méditerranéenne de recherche juridique dirigée par le professeur André Giudicelli.

L’exposition « Dos au mur : l’enfermement en prison ouverte » organisée à la Bibliothèque de l’Université marque le lancement de ce projet de recherche. Nul doute que la conjonction des approches scientifiques et artistiques apportera un nouvel éclairage sur l’oxymore « prison ouverte ».


"J’ai choisi de réaliser ce travail en écho à l’actualité qui concerne nos prisons en France depuis plus d’un an. Je me suis intéressée à la fois au système « expérimental » de la prison ouverte de Casabianda en Haute-Corse, mais aussi au système finlandais car la politique de ce gouvernement est réellement tournée vers la réinsertion et non la punition.

Je suis allée à la rencontre de ces détenus, à qui on offre une vraie seconde chance. Je les ai écoutés et je les ai observés vivre dans ces espaces ouverts où quasiment rien ne leur rappelle la prison, l’enfermement et la liberté se défient à chaque instant.

Les photos questionnent la notion de libre arbitre. Dans les prisons ouvertes de Vanaja et d’Ojoinen en Finlande, les détenus connaissent une liberté toute relative, où les murs et les barreaux n’existent que dans leur tête. Dans ces centres de détention, aucune démarcation visible, seule la raison détermine les contours et pose ainsi la question de ce qui motive le jugement de quelqu’un. Où commence et où s’arrête la ligne imaginaire qui définit l’espace carcéral de chacun ?

Pour mettre en image ce concept de démarcation virtuelle entre liberté et détention, j’ai pris le parti au moment des prises de vues extérieures de photographier ces prisonniers à travers un filtre plastique, afin de montrer l’existence de ces limites intellectuelles en prison ouverte."

R. Duroselle

 

 

 

 
 
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Page mise à jour le 08/11/2019 par LE-MENN JACKY